Bilan de notre enquête-flash AESH

Début novembre 2019, nous vous envoyions une enquête pour connaître vos difficultés, vos besoins dans votre métier d'AESH. Voici le bilan.

Résultats de l’enquête-flash

Le métier d’AESH est un métier passionnant mais difficile, mal rémunéré, mal considéré. De plus, la gestion de ces personnels est compliquée, en atteste le site de l’académie… Quels obstacles et quels besoins ressortent de notre enquête-flash ?

Les obstacles

Lorsque nous vous interrogions sur les obstacles les plus pesants au quotidien, il apparaissait loin avant tous les autres un salaire insuffisant, un manque de considération et un manque de formation.

obstacles AESH

Les besoins

Voici les besoins dont vous nous avez fait part :

  • « Une définition claire de nos missions. »
  • « Un salaire décent et une reconnaissance professionnelle avec un « vrai » diplôme. »
  • « De véritables formations, pas des conférences éloignées de nos besoins. »
  • « Plus d’heures et une véritable reconnaissance salariale. »
  • « Moins de paperasserie mais plus de temps auprès des élèves. »
  • « Avoir le choix de renouveler son contrat ou pas. »
  • « Une prise en compte de notre expérience et de nos compétences. »
  • « Si on veut intégrer réellement les enfants, il faudrait que toutes les personnes qui interviennent auprès d’eux puissent se concerter, échanger pour optimiser son intégration et l’aide apportée. Des réunions régulières devraient être mises en place. Ces réunions permettraient de réfléchir sur les adaptations pour les apprentissages. »

D’un salaire digne pour vivre !

  • « Ne pas être obligé·e d’avoir un autre travail pour pouvoir boucler les fins de mois. »
  • « Nous devrions bénéficier de la prime REP, d’augmentation de salaire et d’ancienneté. »
  • « Avoir un nombre d’heures à temps plein et non partiel pour ne pas faire un autre travail en parallèle. »
  • « Beaucoup de travail de préparation et de concertation. Beaucoup de travail administratif et de temps passé pour la fonction de coordinateur de section et aussi sur diverses convocations. »
  • « Être mieux accompagnée sur les réformes. Être formée aux évolutions de la profession : profil des élèves, accompagnement personnalisé, co-intervention,… Pourvoir avoir des temps d’échange des pratiques, des temps où l’on puisse être accompagné par un professionnel (type Psy) pour pouvoir parler des éventuelles difficultés rencontrées avec une classe ou un élève. »
  • « Tenir compte de nos vœux et ne pas diminuer notre quotité horaire quand on ne l’a pas demandé. »
  • « Beaucoup plus de reconnaissance de la part de tout le monde. Un vrai salaire avec plus d’heures, un accompagnement plus approfondi pour chaque élève avec plus de moyens pour adapter les activités et une formation plus qualifiante selon le handicap de l’élève. Enfin une vraie place auprès des enseignants. »
  • « Du temps pour davantage échanger avec les équipes éducatives pour suivre les élèves et/ou les familles, avec les collègues de la même matière pour discuter des cours, avec les collègues pour discuter des projets pluridisciplinaires »

Mais payez-nous à notre juste valeur. Dans les classes nous sommes devenus indispensables.

  • « Faire moins de kilomètres par semaine. Quand on fait 3 écoles et que les distances entre écoles sont faites sur notre temps du repas c’est plus difficile de créer du lien avec les enseignants. »
  • « Un système administratif moins lourd (qui dissuade de plus en plus de mettre des projets en place), une meilleure reconnaissance de notre travail et de nos difficultés plutôt qu’un discours moralisateur et infantilisant. »

La mise en place des PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé)

Depuis la rentrée 2018, des Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé ont été mis en place dans toutes les académies. D’après le guide du ministère, « Ensemble pour l’école inclusive« , l’objectif de l’expérimentation est d’améliorer l’accompagnement des élèves en situation de
handicap dans un projet collectif où s’élaborent et s’articulent :

  • Évaluation des besoins éducatifs particuliers ;
  • Diversité de l’offre de formation ;
  • Différenciation pédagogique ;
  • Organisation de l’aide humaine ;
  • Projet d’établissement.

L’organisation des moyens d’accompagnement au niveau des établissements ou des circonscriptions apparaît comme une modalité d’action intéressante qui engage toute la communauté éducative au service du processus inclusif.

En Loire Atlantique, 15 PIAL premier degré ont été créés et 15 PIAL second degré. Tous les AESH ne sont donc pas concerné·es par cette mise en place. Il en est de même dans les autres départements. En Mayenne, 17 PIAL ont été mis en place. En Vendée, 17 PIAL en inter degré et 3 PIAL en lycée ont été créés pour l’année scolaire 2019-2020. En Sarthe, difficile de trouver les informations sur la mise ne place des PIAL. Dans le Maine-et-Loire, 27 PIAL ont été mis en place (voir la carte).

Mise en place des PIAL

Comme on peut le voir, les AESH ne ressentent pas d’amélioration de leur quotidien suite à la mise en place des PIAL, bien au contraire.

Liens utiles

Retrouvez les revendications du Sgen-CFDT pour les AESH sur notre site.

Notre site Sgen + pour trouver les réponses à vos questions.

Site Cap école inclusive

Quelques ressources pédagogiques utiles sur le site de l’IA 44

Bilan de la rentrée 2019

Bilan de la rentrée 2018