Second degré : CTSD 44

Le Sgen-CFDT n’a plus à faire la preuve de son type de syndicalisme de propositions et de consensus sans compromis. Mais le dialogue social pratiqué au sein de notre ministère depuis maintenant 6 mois ne nous convient pas... Lisez notre déclaration préalable au CTSD du 25 janvier 2018.

CTSD du 25 janvier 2018 : déclaration du Sgen-CFDT

Halte aux gesticulations politiquesCTSD

Le Sgen-CFDT n’a plus à faire la preuve de son type de syndicalisme de propositions et de consensus sans compromis. Mais le dialogue social pratiqué au sein de notre ministère depuis maintenant 6 mois ne nous convient pas. Pour le Sgen-CFDT, un dialogue social respectueux des organisations syndicales qui représentent les personnels doit se structurer autrement. Le dialogue social, ce n’est pas communiquer des prises de décision « poudre aux yeux » qui ne font souvent qu’enfoncer des portes ouvertes pour flatter l’opinion publique comme sur les chorales, les téléphones portables, le redoublement, l’EMC. Ces questions, travaillées depuis longtemps par les équipes dans les établissements, ont besoin de temps long et de formation, et non de précipitation et de gesticulations politiques. La reconnaissance des personnels de l’Éducation nationale et de leur engagement n’est donc pas au rendez-vous.

Des inquiétudes pour la rentrée 2018

Dans les lycées, la mise en place précipitée du dispositif parcourssup et les premières communications sur le rapport Mathiot et la réforme du lycée qui s’annonce derrière celle du baccalauréat inquiètent. Dès la rentrée 2018, la seconde va devoir s’ajuster au futur bac. Quelles seront les conséquences sur la rentrée prochaine en lycée alors que les DHG ont été calculées avec les grilles horaires et les structures actuelles ?

Des points positifs

Dans le rapport Mathiot, le Sgen-CFDT relève des points positifs comme la nouvelle organisation de la classe de seconde en 2 semestres qui peut permettre l’accueil et l’installation des élèves dans un nouveau cycle, l’accompagnement aux parcours des élèves avec des temps dédiés, un grand oral avec un travail préparatoire dès la classe de première.

Des inquiétudes :

Mais d’autres éléments du rapport font craindre un lycée encore plus hiérarchisé et potentiellement plus discriminant les élèves de la voie professionnelle sont ignorés, les propositions pour la voie technologique et pour la voie générale sont dissociées ; les majeures sont définies de façon figée avec une modularisation imposée qui crée 2 catégories de classes (scientifiques et non scientifiques).

Concernant la reconnaissance des personnels en terme de temps de travail, de rémunération et d’évolution de carrière, le rapport l’évoque sur le principe mais sans proposer de pistes concrètes et sans garantie.

Sur ces sujets, comme sur d’autres, la précipitation semble de mise avec une annonce du projet de réforme le 14 février après une concertation éclair de trois semaines avec les organisations syndicales.

Préparation de la rentrée dans le département

Nous souhaitons des précisions

Pour quelle raison n’avons-nous pas reçu un document présentant les DHG des lycées pro- fessionnels ?

CTSD

Nous aimerions avoir des précisions sur plusieurs points abordés dans la lettre de préparation de rentrée ou dans la fiche technique :

  •  Lorsque vous précisez que les heures chorales sont comprises dans la DHG, est-ce en Heures Postes, en HSA ou au choix de l’établissement ?
  •  Concernant les compléments de service : puisqu’un complément de service supérieur à 9 heures doit induire une demande de fermeture de poste, est ce qu’un BMP supérieur à 9 heurs induit une ouverture de poste ?
  • Concernant les temps partiels et décharges de service, une remarque : l’exercice du temps partiel de droit pour raisons familiales concerne les enseignants et pas seulement les enseignantes.
  • Les collèges

Le maintien de la marge horaire permettant aux équipes pédagogiques qui s’en emparent de mettre en place des projets d’établissement est une bonne chose. Cependant, nous tenons à nouveau à dénoncer l’absence de cette marge horaire pour les classes de SEGPA indépendamment des heures d’atelier. De plus, il ne faudrait pas que cette marge soit phagocyté par le retour ou la multiplication des enseignements facultatifs. A ce propos, sous quelles conditions est donnée la dotation horaire spécifique prévue par l’arrêté du 16 juin 2017 pour financer ces enseignements facultatifs ?

Nous avons été alertés par plusieurs établissements.

Le collège REP Ernest Renan n’a, pour l’instant, pas reçu de moyens supplémentaires pour faire fonctionner à la rentrée 2018 ses dispositifs particuliers qui répondent aux besoins spécifiques de certains de ses élèves (FLE + Alternances + Module Natation). Il devra prendre sur sa marge horaire au détriment de la mise en place de groupes ou de la co-animation. Pouvez-vous prévoir une enveloppe supplémentaire pour faire fonctionner normalement ses dispositifs particuliers ?

La répartition HP/HSA dans cet établissement est également source d’inégalité car les dispositifs particuliers – SEGPA, ULIS , classe relais – ne permettent pas aux PLC d’accepter des HSA. Pouvez vous diminuez le nombre d’HSA au profit des HP pour tenir compte de cette situation ?

Les enseignants sont également inquiets du devenir de la 6ème classe de Segpa.

Qu’en est-il de la demande de création d’un poste supplémentaire de CPE dans ce collège demandé depuis plusieurs années ?

Concernant l’accueil des élèves allophones, les enseignants du collège Rutigliano nous demandent de vous interpeller concernant les moyens à anticiper pour les accueillir dans de bonnes conditions d’apprentissage à la rentrée 2018. Ils souhaitent également vous alerter sur la situation à venir. Actuellement, ce collège accueille 15 élèves allophones qui bénéficient de 2 heures de FLS chacun, ce qui ne semble pas suffisant. 2 HSA sont attribuées à une enseignante et 2 HSE à deux professeures non formées au FLS. Dans 3 mois, l’enseignante qui a les 2 HSA part en retraite, une des professeures qui a 2 HSE aura terminé son remplacement et l’enseignante titulaire du poste ne veut pas d’heures supplémentaires. Comment continuer l’accompagnement de ces élèves cette année ? Peut-on prévoir des moyens supplémentaires pour la rentrée prochaine ?

Le collège Marcel Baron d’Héric est inquiet de la suppression d’une classe de 5ème. Actuellement, ce collège compte 155 élèves en 6ème. Avec les moyens donnés et sans départ, sans arrivée et sans redoublement d’élèves d’ici la rentrée 2018, ce sera un niveau à 31 élèves par classe. Sans compter l’incidence sur les postes en anglais, en EPS et en SVT.

Le collège Jean Mounès de Pornic accueillera 200 élèves sur 7 classes en 6ème. Le nombre symbolique de 28 élèves par classe en 6ème est-il dépassé ?

Plusieurs collèges connaissent ou vont connaître cette situation qui pose les problèmes du manque de places dans les salles et de la sécurité de l’accueil des élèves.

Consulter la déclaration et l’imprimer : CTSD du 25 janvier 2018

CTSD : mais qu’est ce que c’est ?